Lauréat 2019

Lycée Grand Air La Baule

"Shoah, des destins singuliers" titre de l'exposition liée au projet "Mémoires textiles" 

Adresse de l'établissement :

12 avenue de Tremeac
BP123
44503 LA BAULE CEDEX 9

Responsable(s) du projet :

JARNO Soizick et MORIN Anne, professeurs d'histoire géographie
VILLAPADIERNA Hélène, Professeur d'Art plastiques/Arts visuels

Classe :

1ère ES 1 et 1ère ES 2

Année scolaire :

2017 / 2018

Objectifs et descriptif

Ces deux classes ont fait une étude des destins singuliers de familles juives qui vivaient en Loire-intérieure au moment de la deuxième guerre mondiale.

En partant du cas de Moses EPELBAUM, tailleur à Paris et réfugié à Saint-Nicolas de Redon, dénoncé et déporté en 1944 à Auschwitz, mais dont la famille est cachée et donc sauvée grâce à l'aide de Justes, l'idée a été de travailler sur des familles qui exercaient dans les métiers de la confection.

L'étude repose sur une cinquantaine de familles. L'objectif est de mesurer à la fois ce qui relève de la vie singulière de chaque famille mais aussi ce qui constitue une histoire collective des juifs d'Europe.

Afin de garder une trace de ce travail, nous avons réalisé une exposition itinérante que nous allons proposer aux classes de primaires et aux établissements secondaires de notre secteur.

Nous avons aussi réalisé un film de 20 minutes présentant l’exposition « Mémoires textiles »

Travaux d'élèves

(Film réalisé avec le logiciel Movie Maker de Windows) https://drive.google.com/open?id=1BQYIyfIu2tmqMfqTuu1QefUc_vV_SACC

Une démarche de recherches 

D’abord en salle multimédia, des recherches ont été menées sur différents sites : l’AJPN (Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie ; Mémorial de la Shoah, Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem). L’étude a porté sur les listes des convois de déportation, des fiches de témoignages, des photographies. Les élèves ont aussi commencé des recherches sur le site des Archives départementales de Loire Atlantique.

Puis, nous avons fait deux  déplacements à Nantes aux Archives départementales et au Château des Ducs (exposition permanente sur Nantes en guerre) : consultation des documents de l’administration sous Vichy (fiches individuelles du recensement de 1940, déclaration des biens et des entreprises, spoliations et aryanisation, arrestations.)

Les élèves ont pu confronter des sources différentes, émanant des autorités françaises et allemandes. L’ensemble de ce travail mené sur plusieurs semaines a permis de rédiger des biographies par familles.

En parallèle, les élèves ont réalisé une carte d’Europe afin d’identifier l’origine géographique des familles juives de Loire-Inférieure étudiées.

Enfin, nous avons aussi réalisé un parcours dans Nantes afin de retrouver les traces des  entreprises et domiciles des familles étudiées.

Des déplacements et des rencontres 

Outre nos déplacements aux Archives départementales de Nantes à deux reprises, nous sommes allés au Mémorial de la Shoah à Paris : visite de l’exposition, le mur des noms, le mur des enfants et rencontre avec Elie BUZYN et David PERELMUTTER, enfants rescapés de la Shoah.

Lors d’une journée organisée par la Région des Pays de la Loire à Nantes, les élèves ont également rencontré un historien et deux témoins, Ginette KOLINKA et Jacques MENDELOVICI.

Une des deux classes s’est de nouveau déplacée  à Paris au Musée d’Arts et d’Histoire du Judaïsme et à Drancy.

La deuxième classe a passé deux journées en Pologne, à Cracovie et à Auschwitz.

 

L’étude des familles et la mise en perspective plus globale de leur destin ont conduit les élèves  à des réalisations à la fois historiques et plastiques. Le but était de s’appuyer sur des documents historiques mais en même temps de faire créer les élèves.

 

2 – Les réalisations

Une référence à l’œuvre de Christian BOLTANSKI

Un artiste en particulier a inspiré les élèves : Christian Boltanski, né en 1944 dans une famille juive et enfant caché qui a échappé à la Shoah, et dont l’œuvre est empreinte de références à la mémoire individuelle comme collective, à la mort, aux traces, aux souvenirs, à la séparation et à la conservation des documents, notamment des vêtements.

Plusieurs de ses œuvres ont comme support des photographies, associées ou non à des vêtements, qui ne sont pas sans rappeler les murs de noms et de photographies de disparus, tout comme les vêtements stockés au Kanada à Birkenau : Réserve Canada en 1988 ou Monumenta au Grand Palais en 2010.

Présentation de l’installation

Parmi toutes les familles étudiées au cours de l’année, 14 ont été retenues, car les recherches ont permis de retrouver des photos. Chaque élève a choisi une photographie et un format, qui peut aller du médaillon au format A3. Elle est recouverte d’une pièce de tissu. Ce dernier est choisi par chaque élève en fonction de ce qu'il connait de la famille étudiée, de son activité dans le domaine de la confection, d'un détail vestimentaire observé sur la photo....

L’ensemble des photos constitue un mur et constitue une installation. Le visiteur est donc invité à soulever le tissu pour découvrir une photo, une personne, une famille.

Chaque élève a aussi rédigé un texte rappelant la biographie de la personne ou de la famille étudiée ainsi que son choix de présentation. Ce texte est également mis à disposition des visiteurs, qui après une approche de découverte sensible, auront ainsi accès à des informations obtenues par le travail d'enquête fait en histoire.


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