Retour sur le séminaire Hineni, le grand rassemblement de la jeunesse juive engagée

Lyon 10-13 novembre 2022

Le séminaire Hineni a rassemblé plus de 200 jeunes durant le week-end du 10 au 13 novembre.

Les temps forts incluaient des ateliers, des conférences, des master class, des visites de lieux de mémoire et des débats d’idées, dans un formidable respect de la diversité des quelque 26 organisations participantes, offrant ainsi un espoir et une promesse !

C’était l’espoir de travailler ensemble pour relever les nombreux défis sociaux, humanitaires, liés à l’enfance, au judaïsme, ainsi qu’aux enjeux citoyens et environnementaux que la future génération est déterminée à affronter.

Le séminaire Hineni incarnait la promesse des fondations et institutions réunies – dont le FSJU avec son programme phare – de soutenir ces changements, de renforcer la formation et la professionnalisation des cadres éducatifs. Ces derniers trouveront une raison d’être et d’agir en promouvant des valeurs de solidarité et d’innovation pour répondre aux bouleversements et crises actuels, tout en construisant un nouveau récit militant face aux individualismes et au repli identitaire.

L’équipe Jeunesse du FSJU est fière d’avoir organisé ce rassemblement qui, selon tous les participants, marque un véritable tournant dans le domaine de l’éducation informelle et du leadership, résumé par une fraternité capable de conjurer tous les scénarios pessimistes !

La Table Ronde : mémoire courte

Dans la magnifique salle du Conseil municipal de l’Hôtel de Ville de Lyon, s’est tenue une table ronde sur l’avenir de la mémoire. Cette rencontre a offert l’occasion d’examiner la transmission de la mémoire de la Shoah à travers les expériences des différents experts présents. Les discussions ont abordé plusieurs enjeux cruciaux, notamment l’utilisation de la mémoire de la Shoah dans la lutte contre l’antisémitisme, le rôle des lieux de mémoire dans cette transmission, la sensibilisation des non-juifs à cet aspect de l’histoire, l’exploitation de cette mémoire collective, ainsi que l’impact des réseaux sociaux sur cette transmission.

Ces sujets et interrogations ont profondément captivé les militants des mouvements de jeunesse présents, qui ont eu l’opportunité d’exprimer leurs points de vue et leurs préoccupations après les présentations des experts.

Table ronde animée par Elisheva Gottfarstein à la Salle du Conseil municipal de l'Hôtel de ville: " Mémoire Courte" avec Frédérique Neau-Dufour, Sylvie Altar, Pierre-Jérôme Biscarat, historiens, Isabelle Cohen ( Fondation pour la Mémoire de la Shoah ), Raphaël Gottfarstein ( Shalem), Paul LeDamany-Bendavid ( Judaisme en Mouvement )

Retrouver la biographie de l’ensemble des intervenants de la table ronde : « Mémoire Courte » ci-dessous

Isabelle Cohen

Docteure en histoire des religions et en anthropologie religieuse, Isabelle Cohen est une spécialiste reconnue de la littérature biblique et de la pensée juive. Elle occupe le poste de chargée de mission au sein de la Commission Culture juive de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Isabelle Cohen est également l’auteure d’une nouvelle traduction commentée intitulée Un monde à réparer. Le Livre de Job, publiée chez Albin Michel.

Sylvie Altar

Sylvie Altar est une historienne spécialiste de la Shoah, de la résistance juive et de la micro-histoire. Enseignante dans le secondaire, chercheuse et docteure en histoire contemporaine elle est membre associée du LARHRA-UMR 5190, Université Lyon 2 et 3. Elle consacre
ses travaux à l’histoire des Juifs
au XXe siècle et plus spécifiquement dans la région lyonnaise, dans sa trilogie publiée aux éditions
Tirésias-Michel Reynaud : Être juif à Lyon et alentours 1940-1944, Le spectre de la terreur : ces Français auxiliaires de la gestapo et La résistance oubliée des Juifs en
France. Elle est aussi membre du comité scientifique de la prison Montluc, du Conseil d’administration du Mémorial – Maison d’Izieu et du Conseil d’orientation du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD).

Frédérique Neau-Dufour

Diplômée de Sciences po Paris, agrégée et docteur en histoire, Frédérique Neau-Dufour a commencé sa carrière à la Fondation Charles de Gaulle. Elle fut la commissaire d’exposition du Mémorial Charles de Gaulle inauguré en 2008 à Colombey-les-Deux-Eglises.
Conseiller mémoire du secrétaire d’État chargé de la Défense et des Anciens combattants (2009-2010), elle dirige le Centre européen du résistant déporté sur le site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) de 2011 à 2019. Auteur de nombreux livres d’histoire et d’un roman, Frédérique Neau-Dufour préside le conseil scientifique du Mémorial national de la Prison de Montluc et celui du Monument mémoriel aux victimes alsaciennes et mosellanes de la Seconde Guerre mondiale. Officier de l’ordre national du mérite, chevalier des arts et lettres, elle est lieutenant-colonel au sein de la réserve citoyenne de l’armée française et préside l’association Regards d’Enfants..

Pierre-Jérôme Biscarat

Pierre-Jérôme Biscarat a été responsable pédagogique pour le Mémorial des enfant d’Izieu (1999-2016), et pour Yahad-In Unum (2016-2020). De 2010 à 2022, il siège à la commission « Enseignement » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Il est membre du conseil scientifique du Mémorial de Caen. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles sur la Shoah et sonns  luschwitz et des traces juives de Cracovie (Autrement 2011). Il a co dirigé l’ouvrage Nouvelle histoire de la Shoah (2021, Passés Composés). En 2022, il intègre le jur

Raphaël Gottfarstein

De Strasbourg à Paris, en passant par Marseille et Jérusalem, Raphaël Gottfarstein a été à la tête de mouvements de jeunesse. Il a d’abord fait des études talmudiques à la Yeshiva pendant 6 ans pour ensuite faire des études sur la psychologie vue par la torah. Il a ensuite, sous l’égide de Rav Lemmel, créé la Relev qui rassemble les jeunes de 20 à 30 ans autour de leur identité juive que ce soit pour des cours, des soirées à thème, des voyages ou des week-end organisés. Aujourd’hui, il a fait ses preuves dans l’organisation d’événements rassemblant des centaines de jeunes participants par an autour de projets pédagogiques précis tels que l’apprentissage de l’histoire juive ou la pratique du judaïsme mais aussi autour d’activités ludiques ou culturelles. Grand militant pour la mémoire, il est guide en Pologne et a également créé il y a 3 ans, Shalem, « le voyage de la vie » permettant aux jeunes de bénéficier d’un voyage 100% subventionné de 5 jours en Pologne sur les traces des juifs avant et pendant la Shoah.

Paul Ledamany-Bendavid

Paul Ledamany-Bendavid est adjoint jeunesse-Copernic à JEM ( Judaisme en Mouvement ). Il met en place au sein de sa structures des activités mémorielles. Une journée à notamment été initié dans laquelle l’ensemble des noms ont été lus au Mémorail de la Shoah. A travers leur activités, on y retrouve une volonté de tisser un lien fort et porter cette mémoire de la Shoah, cela passe également à l’occasion de leur mahané afin de sensibiliser à  la trabsmission de la mémoire aux plus jeunes. 

Elisheva Gittfarstein

Elisheva est journaliste à Akadem. Elle est également responsable de la bibliothèque numérique de la Fondation pour une Histoire Juive Universelle : https://fhju.fr/ 

Auparavant, elle a travaillé dans le cadre d’une thèse d’histoire sur les mécanismes de concurrences mémorielles. Ses recherches portaient sur l’élaboration d’une série de lois françaises ayant trait à la mémoire de crimes d’État : Shoah, génocide des Arméniens, traite négrière et esclavage, guerre d’Algérie. Elle a également travaillé comme médiatrice culturelle au Mémorial de la Shoah. Elle y a conçu et animé des ateliers pédagogiques à destination du public scolaire.. 

L’ensemble des intervenants, représentants des fondations et jeunes militants (Galit Cohen de Netzer et Rudy Atlani de la Team,Maccabi.ff).
Retour sur le succès et la vision du séminaire HINENI du FSJU - Fonds Social Juif Unifié dans l’Actualité Juive !